Jeudi 22 mai 2008
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Originaire de Mareuil en Périgord, où elle tenait le fief de Gaillardas, la famille de Chancel est passée an Angoumois au début du
XVIII ème, où elle marquera le Palais de son empreinte.
Pierre de Chancel est avocat du roi en 1747 à Angoulême. Il transmet à son fils aïné Ausonne sa charge de secrétaire du Roi au Parlement de Dijon,tandis que le second de ses fils choisit
l'infanterie, un autre la marine et un dernier encore opte pour la robe.
La famille compte en 1789 un Capitaine, deux magistrats, un élève ingénieur. Deux d'entre-eux périront sur l'échafaud : le plus jeune, Pierre-Victor , étudiant à Rochefort, sera
guillotiné en décembre 1793 : monté à la tribune pour réfuter les monsonges du proconsul Lequinio. Il est arrêté et conduit au cachot, mais il s'en échappe et se réfugie en
Vendée. C'est en revenant voir une dame dont il était amoureux qu'il fut de nouveau capturé et traduit devant le tribunal révolutionnaire. Conduit devant la Guillotine, on
s'apprête à lui couper les cheveux. Pierre-Victor s'y oppose, arrache l'instrument du bourreau et les coupe lui même : il les jettera du haut de l'échafaud en disant : " Voilà le dernier cadeau
que je fais aux dames de rochefort ! " .
Son frère aîné, Jean-Nestor, qui était resté dans l'armée, avait éta rapidement nommé général de divison. Luckner l'avait chargé de la défense de Condé. Il se battit pendant trois mois contre
Cobourg et ses autrichiens, mais fut accusé de ne pas avoir soutenu Jourdan lors de son offensive, en tentant une sortie. En réalité l'inimité entre Chancel et les Jacobins grandissait : la
république continua son épuration et envoya Chancel à la Guillotine.
Par Xavier
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