Originaire de Mareuil en Périgord, où elle tenait le fief de Gaillardas, la famille de Chancel est passée an Angoumois au début du
XVIII ème, où elle marquera le Palais de son empreinte.
Pierre de Chancel est avocat du roi en 1747 à Angoulême. Il transmet à son fils aïné Ausonne sa charge de secrétaire du Roi au Parlement de Dijon,tandis que le second de ses fils choisit
l'infanterie, un autre la marine et un dernier encore opte pour la robe.
La famille compte en 1789 un Capitaine, deux magistrats, un élève ingénieur. Deux d'entre-eux périront sur l'échafaud : le plus jeune, Pierre-Victor , étudiant à Rochefort, sera
guillotiné en décembre 1793 : monté à la tribune pour réfuter les monsonges du proconsul Lequinio. Il est arrêté et conduit au cachot, mais il s'en échappe et se réfugie en
Vendée. C'est en revenant voir une dame dont il était amoureux qu'il fut de nouveau capturé et traduit devant le tribunal révolutionnaire. Conduit devant la Guillotine, on
s'apprête à lui couper les cheveux. Pierre-Victor s'y oppose, arrache l'instrument du bourreau et les coupe lui même : il les jettera du haut de l'échafaud en disant : " Voilà le dernier cadeau
que je fais aux dames de rochefort ! " .
Son frère aîné, Jean-Nestor, qui était resté dans l'armée, avait éta rapidement nommé général de divison. Luckner l'avait chargé de la défense de Condé. Il se battit pendant trois mois contre
Cobourg et ses autrichiens, mais fut accusé de ne pas avoir soutenu Jourdan lors de son offensive, en tentant une sortie. En réalité l'inimité entre Chancel et les Jacobins grandissait : la
république continua son épuration et envoya Chancel à la Guillotine.
L'actuel Chateau a été reconstruit par François de Péricard, évèque d'Angoulême, qui fit de l'ancienne forteresse la résidence d'été des évèques .
En 1709, la France compte 41 tribunaux de commerces, que l'on appelle "Juridictions consulaires". Créées par un edit de 1563, sous le
règne de Charles X, qui entendait "terrasser la chicane", elles sont composées d'un juge et de quatre consuls élus par une assemblée de cent notables.
C'est en 1710 qu'est créé "la bourse" d'Angoulême, alors que l'activité économique de la province a fortement décliné : la révocation de l'Edit de Nantes a fait fuir une majeure partie des
papetiers, qui exportaient leur vélin dans toute l' Europe. Le tribunal de commerce décharge le lieutenant Général d'une partie de ses fonctions au profit des marchands : comme à Paris, ce sont
les drapiers de soie qui tiendront le haut du Pavé. Certains atteignaient à Angoulême des fortunes colossales, comme les Chérade, banquiers et drapiers au XVIIème passés Comtes de Montbron en une
génération...La corporation des drapiers fournira une grande partie des consuls à Angoulême.
Voici les noms des premiers élus, en 1710 :
Premier juge-consul : le sieur Rambault
Premier consul : Philippe Audouin
Second : le sieur Galliot
Troisième : le sieur Benoist
Quatrième : Claude André de la Tasche.
Notons que cette charge était " égale en dignité " des autres charges de magistratures, et qu'elle n'était pas dérogeante.
( Le Présidial d'Angoulême ressortissait du Parlement de Paris)
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Pierre de Lageard, Comte de Cherval, sénéchal d'Angoumois
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Le Meunier de Lartige, lieutenant général
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Lambert des Andreaux, lieutenant particulier
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Constantin de Villars, lieutenant général de police
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Le Vacher de Roissac
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Pierre Souchet
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Dutillet
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Pierre de la Grésille
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Chausse de Lunesse
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Trémeau de Fissac
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Sazerac
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Pierre-François Thevet, syndic
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Frugier
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Maulde de Loisellerie
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François Bourdin
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André Arnauld
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Couturier du Chastelard avocat du Roi
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André Resnier, greffier en chef .
État des cours de l'Europe 1789 , in Catalogue des Gentilhommes en 1789 et des familles anoblies ou
Titrées. Louis de Laroque, Edouard de Barthélémy