Jeudi 22 mai 2008
Joseph Vernet,
par Xavier
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Jeudi 22 mai 2008
Originaire de Mareuil en Périgord, où elle tenait le fief de Gaillardas, la famille de Chancel est passée an Angoumois au début du XVIII ème, où elle marquera le Palais de son empreinte.
Pierre de Chancel est avocat du roi en 1747 à Angoulême. Il transmet à son fils aïné Ausonne sa charge de secrétaire du Roi au Parlement de Dijon,tandis que le second de ses fils choisit l'infanterie, un autre la marine et  un dernier encore opte pour la robe.
 La famille compte en 1789 un Capitaine, deux magistrats, un élève ingénieur. Deux d'entre-eux périront sur l'échafaud : le plus jeune, Pierre-Victor , étudiant à Rochefort, sera guillotiné  en décembre 1793 : monté à la tribune pour réfuter les monsonges du proconsul Lequinio. Il est arrêté et conduit au cachot, mais il s'en échappe  et se réfugie  en Vendée.  C'est en revenant voir  une  dame dont il était amoureux qu'il fut de nouveau capturé  et traduit devant le tribunal révolutionnaire. Conduit devant la Guillotine, on s'apprête à lui couper les cheveux. Pierre-Victor s'y oppose, arrache l'instrument du bourreau et les coupe lui même : il les jettera du haut de l'échafaud en disant : " Voilà le dernier cadeau que je fais aux dames de rochefort ! " .
Son frère aîné, Jean-Nestor, qui était resté dans l'armée, avait éta rapidement nommé général de divison. Luckner l'avait chargé de la défense de Condé. Il se battit pendant trois mois contre Cobourg et ses autrichiens, mais fut accusé de ne pas avoir soutenu Jourdan lors de son offensive, en tentant une sortie. En réalité l'inimité entre Chancel et les Jacobins grandissait  : la république continua son épuration et envoya Chancel à la Guillotine.

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Mercredi 21 mai 2008
par Xavier
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Mercredi 21 mai 2008
Le 18 avril 1756, les anglais du Port de Mahon aperçoivent 197 voiles croisant au large, celles de la flotte française commandée par l'Amiral de la Galissonnière, accompagné du duc de Richelieu : les français veulent reconquérir l'île de Minorque, cédée aux Anglais lors des accords d'Utrecht en 1713, accords qui marquent la fin de la guerre de sept ans.
Parmi les milliers de soldats répartis dans les navires de troupes, un cannonnier, Bertrand Thomas, déserteur du régiment de Nice, venu dans l'espoir de se faire tuer au milieu de ses camarades, afin de  racheter sa faute.
Les troupes prennent Mahon sans grande difficulté et font marche vers le fort de Saint-Philippe où se sont regroupés les Anglais. Le duc de Richelieu fait positionner l'artillerie, parcourt les postes les  plus avancés en s'exposant dangereusement.
Alors que le maréchal de Richelieu visite le poste de Thomas, il est pris sous le feu des Anglais.Notre ancien déserteur, qu'on a pas relevé depuis trois jours, ajuste les agresseurs et sauve le Maréchal d'un coup adroit. Il s'écroule de fatigue . On lui prodigue des soins, un officier l'interroge : pourquoi n'avez-vous pas voulu être relevé depuis trois jours ? Thomas ne veut parler qu'en présence de son général. Le lendemain, il est reçu par Richelieu : Bertrand Thomas tombe à ses pieds, lui avoue sa désertion puis son désir de se racheter en tombant au milieu de ses camarades. Touché par son repentir, le Maréchal le fera sous-lieutenant. Bertrand Thomas sera nommé plus tard Capitaine, et fait Chevalier de Saint-Louis,terminant sa carrière après quinze Campagnes, quatre sièges, trois batailles, quatre expéditions, cinq blessures. Le maréchal sera parrain d'un de ses fils, Louis-Armand-François, qui épousera en 1793 Marguerite de Chancel, d'une famille de robe dont nous parlerons bientôt ici.

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Dimanche 18 mai 2008
L'actuel Chateau a été reconstruit par François de Péricard, évèque d'Angoulême, qui fit de l'ancienne forteresse la résidence d'été des évèques .


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Samedi 17 mai 2008
En 1709, la France compte 41 tribunaux de commerces, que l'on appelle "Juridictions consulaires". Créées par un edit de 1563, sous le règne de Charles X, qui entendait "terrasser la chicane", elles sont composées d'un juge et de quatre consuls élus par une assemblée de cent notables.
C'est en 1710 qu'est créé "la bourse" d'Angoulême, alors que l'activité économique de la province a fortement décliné : la révocation de l'Edit de Nantes a fait fuir une majeure partie des papetiers, qui exportaient leur vélin dans toute l' Europe. Le tribunal de commerce décharge le lieutenant Général d'une partie de ses fonctions au profit des marchands : comme à Paris, ce sont les drapiers de soie qui tiendront le haut du Pavé. Certains atteignaient à Angoulême des fortunes colossales, comme les Chérade, banquiers et drapiers au XVIIème passés Comtes de Montbron en une génération...La corporation des drapiers fournira une grande partie des consuls à Angoulême.

Voici les noms des premiers élus, en 1710 :

Premier juge-consul : le sieur Rambault
Premier consul : Philippe Audouin
Second : le sieur Galliot
Troisième : le sieur Benoist
Quatrième :  Claude André de la Tasche.


Notons que cette charge était " égale en dignité " des autres charges de magistratures, et qu'elle n'était pas dérogeante.






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Vendredi 16 mai 2008
( Le Présidial d'Angoulême ressortissait du Parlement de Paris)

  • Pierre de Lageard, Comte de Cherval, sénéchal d'Angoumois
  • Le Meunier de Lartige, lieutenant général
  • Lambert des Andreaux, lieutenant particulier
  • Constantin de Villars, lieutenant général de police
  • Le Vacher de Roissac
  • Pierre Souchet
  • Dutillet
  • Pierre de la Grésille
  • Chausse de Lunesse
  • Trémeau de Fissac
  • Sazerac
  • Pierre-François Thevet, syndic
  • Frugier
  • Maulde de Loisellerie
  • François Bourdin
  • André Arnauld
  • Couturier du Chastelard avocat du Roi
  • André Resnier, greffier en chef .

État des cours de l'Europe 1789 , in Catalogue des Gentilhommes en 1789 et des familles anoblies ou Titrées. Louis de Laroque, Edouard de Barthélémy

par Xavier
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Vendredi 16 mai 2008
Pour l'Angoumois :

L'Evèque d'Angoulême ( Philippe-François d'Albignac de CastelnauPortrait du Comte de Culant
Joubert, curé de Saint-Martin.

Le Marquis de Saint-Simon, maréchal decamp
Le Comte de Culant, brigadier des armées du Roi.

Augier, négociant à Cognac.
Roi, avocat à Angoulême.
Marchais, assesseur du duché de La Rochefoucauld
Pougeard-Dulimbert, avocat à Confolens.


Catalogue des Gentilhommes et des familles anoblie ou Titrées. Louis de Laroque/ Edouard de Barthélémy, Paris, Imprimerie de Dubuisson, 1886.

par Xavier
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Jeudi 15 mai 2008
L'expérience nous montre qu'un certains nombres d'honorables familles qui ont marqué l'histoire de leurs provinces sont souvent absentes des volumes traditionnels. Armoriaux, nobiliares, et différends bulletins de sociétés historiques  ne comblent pas ces lacunes : nous commencerons aujourd'hui avec une famille dont je n'ai trouvé qu'une note dans "l'Intermédiaire des Chercheurs et Curieux", paru en 1917 : les Yrvoix

Yrvoix alias ( Yrvoix de Lameau, des Amaux, d'Espagnac, de la Trésorière, d'Espinasse, de la Feuillade)

Une inscription latine de 1118, découverte par les huguenots violant la tombe de Saint-Ausone en 1569 authentifie ce qui n'était alors jusque là qu'une tradition populaire : le premier évèque d'Angoumois, Saint-Ausone ,est tué par un païen ,Yrvoix , au IV ème siècle.
C'est dans le Dictionnaire des Noms féodaux de Dom Bétencourt que l'on retrouve les Yrvoix, notamment Jean, prévôt d'Angoulême en 1401, sous le Comte Louis d'Orléans, frère du Roi Charles VI. D'après une tradition familiale, il aurait commandé les citoyens qui expulsèrent les troupes du Prince Noir en 1372.
On trouve des Yrvoix parmi les pairs dès l'établissement des franchises accordées par Jean sans Terre en 1205, ainsi qu'un autre Jean Yrvoix, pair de 1499 à 1501. Plusieurs avocats de ce nom au Parlement de Paris sont cités dans le courant du XVIème et du XVII ème, ainsi qu' un Maître héréditaire des Eaux et Forêts d'angoumois en 1646, Alexandre. Une branche a subsisté jusqu'à la fin du XIXème : elle est issus des sieurs de L'Andôle , en Champniers, et semble éteinte à la fin du XIXème.

Les Yrvoix portent : d'argent au coeur de gueule surmonté d'un pigeon de même. ( Armorial Général de France, généralité de Limoges, 1696).





par Xavier
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